Gourmand`Iz


Des liens qui se font… & se défont !

J’ai toujours trouvé ça étrange, la vitesse à laquelle notre environnement affectif peut changer, parfois suite à un mouvement conscient, parfois sans qu’on s’y attende du tout…

Parfois, on a l’impression qu’il n’y a pas de place pour quelqu’un de plus dans sa vie. On pense pouvoir donner quelques heures, une nuit, mais pas plus. On pense que le tableau est complet, que l’arrivée d’une nouvelle personne romprait l’équilibre fragile. Qu’il n’y a pas de place…

Pourtant, il ou elle arrive. Joue des coudes, bouscule l’ordre. Se pose, s’impose, prend la place qu’il veut. Creuse, fouille un trou, se plante à l’intérieur, prend racine, s’arrose & se laisse pousser, sans tuteur. S’enroule comme une liane, grandit encore, s’enroule encore… Tisse sa toile, phagocyte, parasite… Se rend omniprésent, indispensable, vital… 

Puis s’en va.

Et là, plus rien. Plus d’air, il a tout bouffé. Un énorme trou béant. Des mauvaises herbes qui ont poussé partout. 

Et là, on s’en veut, surtout à soi. De ne pas avoir lutté plus fort, de ne pas s’être mieux protégé, de l’avoir laissé gonfler, prendre de l’ampleur, sans l’arrêter. De ne pas être capable de dire stop au moment où il le faudrait…

Et là, il faut tout recommencer. Désherber, reboucher, nettoyer. 

Reconstruire des murs, plus solides, une forteresse. Fermer à clé, jeter la clé. Loin…


2011, et déjà tout change !

2011 n’est vieille que de 21 jours, et pourtant déjà je sais que cette année est celle du changement…

Ce qui me marque le plus est bien sûr le choix de mon frère de s’envoler pour une autre vie, loin de celle que nous partageons ensemble… Là encore, quand j’y pense, je me sens déjà vide, déjà triste… Je crois qu’il appartient à chacun de choisir la vie qu’il veut mener, et qu’il faut beaucoup de courage et d’audace pour se tourner vers de nouveaux horizons… Je l’admire, pour ça… 

Au delà de tout le bonheur que je peux lui souhaiter de trouver, ce qu’il y a en moi c’est surtout une peur immense à l’idée de me retrouver loin de lui, qui est, et depuis bien longtemps, mon seul repère solide, stable, parfaitement ancré juste à côté de moi… Je suis terrifiée !

Mais j’en profite tout de même pour lui rappeler que je l’aime vraiment très fort et que j’espère qu’il trouvera ce qu’il mérite : l’épanouissement, la sérénité, le bonheur…


Supernova Superstar – Sinclair

Image de prévisualisation YouTube

La folie douce est dans l’air L’énergie monte en un éclair Le courant parcourt mes épaules Et met K.O. mon self-control Enivré par la légèreté Qui bat dans mes veines Propulsé à la verticale Je file comme une étoile Je m’oublie je m’abandonne Je quitte mon costume d’homme Libre de toute trajectoire Supernova superstar Je laisse tomber la panoplie Je laisse de côté les bonnes manières Je mets qui je veux dans mon lit J’mets c’que je veux dans mon verre Assourdi par le battement Du sang dans ma tête Emporté par le mouvement Je m’éloigne de la terre Je m’oublie je m’abandonne Je quitte mon costume d’homme Libre de toute trajectoire Supernova superstar Je m’oublie je m’abandonne Je quitte ce qui m’emprisonne En orbite aléatoire Météorite sans mémoire Je m’abandonne, avec ou sans personne Je me libère de mes poids Je m’abandonne, je m’illusionne Supernova superstar Je m’échappe comme ça… Comme ça, comme ça… Superstarsuperstarsuperstar


Des vacances de rêve !

Cela va faire 4 semaines que j’ai retrouvé mon île, ma mère et mes soeurs… Mon frère et moi rentrons demain soir à Paris, et à 36 heures du voyage retour, je me sens déjà vide et triste…

Ces vacances sont les meilleures de ma vie. Le soleil et la mer y sont pour quelque chose, mais ce qui a fait la magie de ce mois passé ici, ce sont les moments de complicité que nous avons tous partagés…

Je n’ai pas la moindre envie de rentrer…


Grosse frayeur !

Ce soir à 17h30 en quittant le taf, je reçois un appel de mon frère qui me dit avoir des douleurs et des étourdissements si intenses qu’il a décidé de demander à la voisine de l’emmener aux Urgences !

Venant de lui, ça ne peut que m’inquiéter… Déjà, parce qu’il est pas bien, mais surtout, parce que pour qu’il prenne la décision d’aller à l’hôpital, c’est que vraiment ça ne va pas du tout !!!

A 20h30, il m’a confirmé qu’il rentrait à la maison, il est en route là et ne devrait pas tarder à arriver… & il va BIEN !!!

Je lui laisse le soin de raconter ce qu’il aura envie d’en dire, c’est pas à moi de le faire, mais pffiou, quel soulagement que ce ne soit pas si grave que ça !

J’en profite pour lui faire un gros bisou virtuel en attendant qu’il soit à la maison et que je puisse bisouter sa joue en « live » ;-)


Amsterdam, Venise du Nord

Amsterdam…

Des canaux, des ponts, des maisons flottantes, des péniches…

Surnommée la Venise du Nord, elle partage avec sa jumelle italienne cet impressionnant labyrinthe d’eau qui la découpe dans tous les sens…

Il y a pourtant quelques différences (à mon plus grand plaisir, car une copie conforme m’aurait moins dépaysée…) notoires. D’abord, Amsterdam n’est pas piétonne… Les voitures peuvent y circuler, mais elles sont tout de même nettement moins nombreuses qu’à Paris ou Londres… Les rues sont plutôt envahies de piétons (les touristes) et surtout de vélos (les Amstellodamois)… Ensuite, Amsterdam affiche des façades sombres, marrons, noires pour la plupart, qui tranchent avec les roses et rouges qu’on voit à Venise… Enfin, Amsterdam n’est pas une ville faite pour les balades romantiques… Univers de décadence mêlant sexe monnayé et drogues (légalisés dans les deux cas), la ville n’a rien d’une destination rêvée pour les amoureux ou encore pour les familles…

Amsterdam m’a bluffée… Impossible de rester insensible à tout ce qu’on y voit et qui tranche avec ce qu’on a l’habitude de voir chez nous… Les CoffeeShops (cafés où il est possible d’acheter et de consommer du cannabis), le Quartier Rouge qui abrite les « vitrines » derrière lesquelles les prostituées racolent le chaland, les boutiques de souvenirs dans lesquelles il est presque impossible de trouver des objets sans rapport avec l’univers du sexe ou celui de la drogue…

Dépaysement total.


Another one bites the dust – Queen

Image de prévisualisation YouTube


Ecriture thérapeutique ?

Ecrire ses angoisses, s’en débarrasser en les jetant sur du papier ou sur un clavier… Ne serait-ce pas une légende ?

Ecrire, pour moi, ce n’est pas me débarrasser de ce qui me ronge… C’est juste me montrer vulnérable face à ceux qui me lisent… Accepter qu’ils donnent leurs avis… Assumer mes erreurs & faux pas en public…

Ou alors il faudrait que je n’écrive que pour moi, sans publier… Mais où est le plaisir de dire s’il n’y a personne pour écouter ?

Dire tout haut & accepter d’être vulnérable ou murmurer tout bas & accepter d’être seule ?

Ecrire n’est pas une forme de thérapie… c’est déjà une douleur, un dilemme, un choix, une prise de position… C’est déjà prendre la décision de laisser déborder l’émotion hors de soi, sans pour autant totalement l’extérioriser… Ca veut dire accepter que ça fasse mal de partout, de dedans comme de dehors, et qu’en plus d’avoir à affronter sa douleur intérieure, il va falloir faire avec le jugement de l’extérieur…

Ecrire… c’est mal, nan ?


Tout arrive…

Une mère de famille, divorcée, la petite quarantaine. Position d’influence dans une boite dynamique, vie rythmée par les horaires de train, les horaires de boulot, les horaires d’école et de cours de danse & de foot des enfants.

Des plaisirs simples, sans prétention, des dîners entre copines, des responsabilités dans l’asso des parents d’élèves, un petit verre de Chardonnay & un bon bouquin, consommés plongée dans un bain brûlant.

Des attentes maîtrisées, sans fol espoir, ce qu’il faut d’ambition & des rêves de bonheur pour ses enfants.

Parfois l’envie de se blottir contre un homme, vite dissipée par l’amertume d’un divorce à l’amiable, une séparation d’un commun accord mais pour laquelle il était plus d’accord qu’elle…

Des soirées qui s’étirent dans la langueur d’une solitude pas vraiment recherchée…

Puis de nouveau un coeur qui bat. Quelque chose qui se passe, un émoi. L’envie de faire attention à sa tenue, à son comportement parfois trop dirigiste. Distribution de sourires, de paroles réconfortantes, de regards complices.

Sans savoir pourquoi & sans réellement chercher à comprendre, ressentir quelque chose d’aussi nouveau qu’effrayant, d’aussi inattendu qu’agréable.

Etre charmée par une autre femme, & se dire « pourquoi pas ».


Raconter l’écriture

Parfois on me demande ce que j’écris, sur quoi j’écris, pourquoi je le fais…

Comment expliquer l’urgence du besoin de mettre des mots sur ce qui bouillonne à l’intérieur ? L’expliquer, c’est déjà un peu le renier… Cette urgence, ça se ressent, ça se vit, et là il faut se vider, et vite, parce que c’est la seule chose à faire…

Ecrire pour ne pas exploser ? Pour ne pas étouffer ?

Ou parfois pour faire passer un message, destiné à une personne, mais le dire aux yeux de tous, pour ne pas blesser, ou choquer, ou ne pas être blessée par une réaction ou une absence de réaction…

Parfois simplement pour raconter, pour décrire… & attendre du lecteur un avis, un point de vue, un conseil qui n’est pas forcément appliqué mais toujours respecté…

Parfois juste parce qu’il est plus simple de chercher le mot parfait pour décrire ce qu’il y a à l’intérieur plutôt que de réfléchir à pourquoi c’est à l’intérieur…

Parfois pour faire semblant de partager, alors qu’en fait tout se vit seul. Dans une solitude qui nous prend dès la naissance et nous poursuit jusqu’à la fin.


12345...43

Anywhere out of the World |
Journal d'une vie |
la vie de Théo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cosmopolitaine
| La route vers l'enseignement
| AVOIR OU NE PAS AVOIR LA PO...