Gourmand`Iz


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Poker face…

J’te vois venir, toi. Tu crois que je suis en train de me laisser embobiner, mais en fait je suis en train de chercher une façon de t’embobiner pire encore. Tu t’es trahi tout seul… Quand je t’ai rejoint devant la station de métro, tu m’as demandé la permission de me faire la bise. Quand on est arrivés au café, tu as tenu ma chaise pour que je m’y installe. Quand l’addition est arrivée, tu as mis ta main sur la mienne pour m’empêcher de sortir mon portefeuille. Parfait gentleman.

Le problème, c’est que parfait gentleman, en l’an 2011 de cette ère, ça n’existe pas. Ce n’est que le déguisement du mec qui veut coucher mais a choisi pour tactique de faire croire que non. Que le sexe pour le sexe c’est défait, surfait, trop souvent fait, trop mal fait.

« Moi, je n’ai pas envie de te baiser. Moi, je rêve de te faire l’amour… » est, à mon avis, l’une des phrases que tu aimes t’entendre dire à ta conquête du moment. L’assaut final, la cerise sur le gâteau, la punchline dont tu te sers en guise de préliminaire. Si elle n’avait pas envie d’aller dans ton lit avant, une fois que tu as dit ces mots, elle ne pense plus qu’à ça. C’est ton plus bel argument, surtout quand tu l’assortis avec brio de ton petit regard en coin et de ton sourire timide. Tu es même capable de faire rougir tes joues à la demande. Et la combinaison mec qui rougit + phrase choc c’est la victoire assurée à 100%. Tu le sais, tu l’as déjà testée 100 fois avant. Toujours avec succès.

Après l’acte d’amour, pendant lequel tu te seras montré attentionné, un peu plus à ton plaisir qu’au sien mais quand même un peu – ça t’aide à te faire croire que tu es un bon amant – tu lui caresseras les cheveux et lui diras à quel point elle a été merveilleuse. Si elle y a vraiment mis du sien, tu t’émerveilleras de sa sensualité, de sa façon de bouger, de son côté coquin sans jamais être vulgaire. Si elle s’est laissée faire, tu choisiras de mettre en avant sa vulnérabilité, sa douceur, sa timidité si craquante…

Elle se sentira belle, elle se sentira telle la future reine de ce royaume dont tu t’apprêtes à lui ouvrir les portes. Elle a, à ce moment-là, la conviction inébranlable qu’il s’est passé quelque chose de fort entre vous, quelque chose d’important à tes yeux. Après tout, elle a réussi, ELLE, à te faire l’amour dès votre premier rendez-vous… à peine quelques heures après que tu lui aies timidement avoué que tu ne couchais « jamais le premier soir, au risque de faire un peu cliché »… Elle s’endort dans tes bras, tu lui embrasses le front, pensif. Quelle issue de secours choisiras-tu cette fois ? Tu as toujours eu une préférence pour le « tu es trop bien pour moi, je ne me sens pas à la hauteur… » mais tu sens bien que celle-ci ne te laissera pas filer aussi facilement. Certaines sont plus difficiles à fuir que d’autres… Mais là aussi, tu as ton arme fatale, celle qui a fait ses preuves en toutes circonstances… Tu l’appelleras en plein milieu de la journée, t’excusant de la déranger au travail, et lui demanderas de t’accorder quelques minutes parce que tu es bouleversé et que ça ne peut pas attendre… Tu feras trembler ta voix en lui expliquant que la nuit que vous avez passée ensemble t’a retourné plus que tout ce que tu avais vécu avant ça, que tu ne penses qu’à elle et que tu ne sais plus ni l’heure qu’il est, ni qui tu es… Que tu as besoin de temps pour faire tomber cette incroyable pression, pour ne pas que ça te consume, que ça VOUS consume trop vite… Que tu vas y réfléchir pendant quelques jours et que oui, bien sûr, dès que ça va mieux, tu la rappelles… « Ca ne devrait pas prendre plus de quelques jours, tu me manques déjà terriblement…! » sera la toute dernière phrase qu’elle t’entendra prononcer avant que tu ne t’évanouisses dans la nature. Affaire classée… NEXT.

Tu arrives aujourd’hui, prêt à dérouler ta stratégie devant une nouvelle proie, qui se trouve être moi. A nous deux, alors… De galanteries en compliments, de flatteries en confidences, je te vois sortir l’artillerie lourde de la séduction discrète mais efficace. Mais ce que tu ne prends visiblement pas en compte dans ton raisonnement que tu crois sans faille, c’est qu’il y a une faille. La jeune ingénue qui est en face de toi, celle qui se mordille les lèvres de t’avoir livré quelques secrets intimes, qui baisse les yeux en te racontant ses petits tocs que tu commences à trouver délicieusement attachants, qui jure par tous les Dieux ne pas avoir la moindre confiance en son potentiel de séduction, qui manque à plusieurs reprises de s’excuser d’exister tant elle se sent insignifiante comparée à ces femmes tellement plus belles, tellement plus glamour… Cette jeune femme là, que tu sens déjà prête à fondre pour tes beaux yeux et qui t’ennuie presque tant la bataille te semble facile à gagner, est en train de faire exactement la même chose que toi. Elle bluffe. Elle suit ta mise, se mordille les lèvres à nouveau, pleine d’apparente incertitude, puis relance de 100.

A ce jeu là, il n’y a qu’un seul gagnant possible. Et je n’aime pas perdre.

Affaire à suivre…


On se dévore !

A lire avant : On se trouve… 

Elle aurait envie de lui dire qu’elle n’est pas ce genre de femme, qu’elle ne se reconnaît pas, qu’elle n’a jamais agi de la sorte avant. Mais surtout, ne pas faire de bruit. De l’autre côté du mur, il y a peut-être un collègue, un ami, un boss même, susceptible de les entendre. 

Elle l’a suivi sans un mot jusqu’aux toilettes les plus proches de la salle de réunion. Sans aucune hésitation. Elle ne sait rien de lui, à part son nom et la fonction qu’il occupe depuis peu dans l’entreprise où elle a creusé son trou depuis déjà 5 ans. Elle ne connaît de lui que ses yeux gris qui l’enveloppent d’un regard chaud, brûlant même. Et pourtant, elle l’a suivi. Ils sont entrés dans les toilettes les plus spacieuses, il a verrouillé la porte et s’est retourné vers elle. L’a déshabillée du regard. A souri, pour la première fois. 

C’est elle qui s’est approchée de lui. Sans vraiment comprendre ce qui la poussait à agir de façon aussi imprévisible. Elle n’a eu qu’à relever la tête de quelques centimètres pour que leurs bouches se touchent. 

Doucement d’abord. Leurs lèvres se frôlent à peine, légèrement, comme une caresse. Un premier contact timide, presque juvénile et empli de pudeur. 

Elle ouvre les yeux, tente de reculer d’un pas, soudain pleine de retenue. Mais il pose sa main au creux de son dos et la ramène contre lui d’un geste sûr et rapide. 

Puis le deuxième baiser. Brutal, passionné. Il cherche ses lèvres, les entrouvre du bout de la langue. Les embrasse, les mordille. Elle est blottie contre lui, abandonnée, sans force. Elle tente en vain de se redresser, de reprendre le contrôle, mais ses jambes se dérobent sous le coup de l’émotion violente. 

Nouvelle vague de désir. Des frissons, une exquise douleur dans le bas de son ventre, le rouge qui monte à ses joues. 

Etrange mélange de sensations que celui de fondre et de s’enflammer en même temps. Elle est consumée par un désir qui la dépasse complètement. Ses bras s’enroulent autour de sa nuque, son corps tout entier se serre plus fort contre lui et sa bouche avide part à la découverte de son visage… 

Il ne reste rien de ce qui aurait pu l’arrêter. Ni la peur qu’on les surprenne, ni celle qu’il la prenne pour le genre de femmes qu’elle n’est pas. Qu’elle n’avait jamais été avant lui. Il n’y a plus de retenue, plus de pudeur, plus d’envie de lutter. Il n’y a plus de crainte de mal faire, d’en faire trop, de ne pas en faire assez. 

Il ne reste rien de ce qui aurait pu l’arrêter. Il n’y a qu’une énergie qui ne demande qu’à être libérée. Un instinct bestial, primaire. Une pulsion animale. Qui se manifeste à l’intérieur de ses mains qui ont fait tomber sa veste, à l’intérieur de ses doigts qui partent à l’assaut des boutons de sa chemise, à l’intérieur de ses yeux, allumés par la flamme d’un désir si ardent qu’il semble jaillir hors d’elle… 

Tout comme jaillissent les premiers mots qu’il entendra d’elle… Un « j’ai envie de toi » murmuré à son oreille. A peine audible, mais impératif. Ce n’est pas une déclaration, c’est bien plus que ça, c’est presqu’un ordre. 

Qu’il exécute. 


On se trouve…

Deux réunions ont suffi. 

Lors de la première, ils ont été officiellement présentés, brièvement, de façon concise. Leurs regards se sont croisés plusieurs fois, d’abord par hasard, au gré des interventions de chacun, puis de façon volontaire, et appuyée. Elle n’avait même pas rougi, il n’avait même pas souri. Mais ils s’étaient compris.

Elle ne savait pas s’il serait présent à la réunion suivante. Elle n’en était pas sûre, mais elle s’était surprise à l’espérer. Avec tout ce que ça implique lors de ses préparatifs : jupe un peu plus courte, ongles un peu plus rouges, maquillage un peu plus prononcé. Rien de vraiment perceptible pour le commun des mortels, mais elle se plaisait à penser que lui, lui parmi tous, le remarquerait. Qu’il l’interpréterait comme le « oui » muet envoyé en réponse à une invitation tout aussi silencieuse. 

Il était arrivé avec quelques minutes de retard, s’excusant d’un geste de la main adressé à l’expert-comptable qui avait commencé la présentation de son rapport et avançant silencieusement vers le seul siège encore disponible. Plusieurs émotions se succèdent en elle. D’abord, le soulagement : il est là. Puis le doute : et si elle avait fantasmé ce qu’elle avait cru deviner lors de leur première rencontre ? Puis elle retient son souffle, il est en train de scruter discrètement l’assemblée, cherche quelqu’un du regard. Croise le sien. S’arrête de chercher, leurs yeux s’accrochent, elle respire. Puis, un torrent de lave qui l’envahit, se déverse dans ses veines. Sensation exquise : le désir. 

Cette fois, il sourit. Cette fois, elle rougit.

Les deux heures qui suivent lui semblent durer une éternité. Elle entend la trotteuse de sa montre frapper chacune des secondes qui s’égrènent. Les chiffres projetés sur le mur dansent devant ses yeux et les voix des différents intervenants lui semblent bizarrement métalliques. 

Midi. Enfin.

Le Directeur Général annonce une suspension de séance pour le déjeuner et invite tous les participants à se diriger vers le restaurant où ils sont tous attendus.

Elle prend son temps pour réunir ses dossiers et la salle est presque vide au moment où il s’arrête à sa hauteur.

Deux mots ont suffi : « suis-moi ». Et elle le suit…

A lire ensuite : On se dévore !


Ecriture thérapeutique ?

Ecrire ses angoisses, s’en débarrasser en les jetant sur du papier ou sur un clavier… Ne serait-ce pas une légende ?

Ecrire, pour moi, ce n’est pas me débarrasser de ce qui me ronge… C’est juste me montrer vulnérable face à ceux qui me lisent… Accepter qu’ils donnent leurs avis… Assumer mes erreurs & faux pas en public…

Ou alors il faudrait que je n’écrive que pour moi, sans publier… Mais où est le plaisir de dire s’il n’y a personne pour écouter ?

Dire tout haut & accepter d’être vulnérable ou murmurer tout bas & accepter d’être seule ?

Ecrire n’est pas une forme de thérapie… c’est déjà une douleur, un dilemme, un choix, une prise de position… C’est déjà prendre la décision de laisser déborder l’émotion hors de soi, sans pour autant totalement l’extérioriser… Ca veut dire accepter que ça fasse mal de partout, de dedans comme de dehors, et qu’en plus d’avoir à affronter sa douleur intérieure, il va falloir faire avec le jugement de l’extérieur…

Ecrire… c’est mal, nan ?


Tout arrive…

Une mère de famille, divorcée, la petite quarantaine. Position d’influence dans une boite dynamique, vie rythmée par les horaires de train, les horaires de boulot, les horaires d’école et de cours de danse & de foot des enfants.

Des plaisirs simples, sans prétention, des dîners entre copines, des responsabilités dans l’asso des parents d’élèves, un petit verre de Chardonnay & un bon bouquin, consommés plongée dans un bain brûlant.

Des attentes maîtrisées, sans fol espoir, ce qu’il faut d’ambition & des rêves de bonheur pour ses enfants.

Parfois l’envie de se blottir contre un homme, vite dissipée par l’amertume d’un divorce à l’amiable, une séparation d’un commun accord mais pour laquelle il était plus d’accord qu’elle…

Des soirées qui s’étirent dans la langueur d’une solitude pas vraiment recherchée…

Puis de nouveau un coeur qui bat. Quelque chose qui se passe, un émoi. L’envie de faire attention à sa tenue, à son comportement parfois trop dirigiste. Distribution de sourires, de paroles réconfortantes, de regards complices.

Sans savoir pourquoi & sans réellement chercher à comprendre, ressentir quelque chose d’aussi nouveau qu’effrayant, d’aussi inattendu qu’agréable.

Etre charmée par une autre femme, & se dire « pourquoi pas ».


Raconter l’écriture

Parfois on me demande ce que j’écris, sur quoi j’écris, pourquoi je le fais…

Comment expliquer l’urgence du besoin de mettre des mots sur ce qui bouillonne à l’intérieur ? L’expliquer, c’est déjà un peu le renier… Cette urgence, ça se ressent, ça se vit, et là il faut se vider, et vite, parce que c’est la seule chose à faire…

Ecrire pour ne pas exploser ? Pour ne pas étouffer ?

Ou parfois pour faire passer un message, destiné à une personne, mais le dire aux yeux de tous, pour ne pas blesser, ou choquer, ou ne pas être blessée par une réaction ou une absence de réaction…

Parfois simplement pour raconter, pour décrire… & attendre du lecteur un avis, un point de vue, un conseil qui n’est pas forcément appliqué mais toujours respecté…

Parfois juste parce qu’il est plus simple de chercher le mot parfait pour décrire ce qu’il y a à l’intérieur plutôt que de réfléchir à pourquoi c’est à l’intérieur…

Parfois pour faire semblant de partager, alors qu’en fait tout se vit seul. Dans une solitude qui nous prend dès la naissance et nous poursuit jusqu’à la fin.


Ecrire, maintenant !

Dimanche après-midi, sentir l’urgence de l’écriture poindre en moi, envie de mots et de phrases, de virgules et de points de suspension… Me tâter, hésiter, ouvrir mon début de roman et le refermer, presque renoncer… Mais l’envie est trop forte, le besoin trop pressant pour être capable de passer à autre chose… Alors fouiller dans ma tête, dans mes sens, un sujet à aborder, un début d’anecdote à raconter, et puis finalement décider de laisser les choses sortir d’elles-mêmes, au gré de mes doigts qui s’agitent sur le clavier…


Protégé : Mélancolie / Envie d’écrire ?

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L’homme à la fleur…

matthewmcconaughey014.jpgIl était une fois un jeune homme
Très amoureux d’un autre jeune homme
Qui l’aimait aussi en retour
 
Tout allait pour le mieux entre eux
Mais par un vil matin pluvieux
L’un d’eux blessa son Amour
 
Cris, larmes & déchirements
Commença une longue période de tourments
Puis le temps de la séparation
 

Jours, semaines & mois passèrent
& avec eux le goût amer
Ne restait qu’une envie de pardon
 
Alors le fautif un jour revint
Une unique rose à la main
& s’élança dans un long discours
 
« Mon amour oublie toute rancune,

Tu es comme cette fleur qui n’est qu’une,
Tu es mon unique & bel Amour,
 

Jamais plus je ne pourraisgalli.jpg

Te blesser comme je l’ai fait
J’ai trop souffert en retour »
 

L’autre entre deux larmes répondit
« Tu as fait de mes jours des nuits
Lorsque tu partis mon Amour
 
Quand on s’aime comme nous nous aimons
Il y a bien vite prescription
& vient le moment du pardon »
 
Nos deux amoureux s’enlacèrent
& plus jamais ne se quittèrent

Ils avaient compris la leçon
 


Solitude (Doutes, Part III)

A lire avant : Depuis lui…

Il est trop présent en elle pour qu’elle arrive à respirer quand elle a l’impression de le perdre… Et cette impression, elle l’a de plus en plus souvent…

Il est loin, à des centaines de kilomètres, & leur relation à distance, terriblement excitante au départ, peine à s’inscrire dans la durée avec sérénité.

Les crises de jalousie se multiplient, la paranoïa est omniprésente. L’été s’est installé à Paris & elle regarde défiler les mini-jupes & les décolletés en l’imaginant, lui qui vit là où il fait toujours chaud, fantasmer sur ces corps dénudés & bronzés…

Elle se démène au travail, bossant douze heures par jour pour s’occuper l’esprit & offrir à son imagination malsaine un peu de répit salvateur. Elle boucle donc ses semaines en 4 jours & le rejoint tous les jeudis soirs, arrivant tard dans la soirée, & emmène dans ses valises le stress accumulé pendant les jours passés loin de ses bras…

Elle se jette sur lui, le vampirise & se donne à lui sans retenue ni repos. La complicité merveilleusement érotique qu’ils partageaient au début de leur histoire s’est brutalement transformée en duels au sommet. Chacun tente d’apaiser le manque de l’autre en en faisant plus, en en faisant trop… La tendresse disparaît au profit d’une sexualité violente, urgente. Leurs corps à corps ne sont plus des occasions de se dire qu’ils s’aiment mais des matchs endiablés où chacun tente de s’approprier l’autre, d’y poser sa marque comme pour se crier physiquement, bestialement, des « tu n’as pas intérêt à oublier que tu es à moi » menaçants…

Elle rentre le dimanche soir & dans le TGV, elle se sent épuisée & vidée, frustrée & déjà en mal d’amour. Elle s’en veut, se dit qu’elle ne l’a pas assez regardé, qu’elle ne lui a pas assez parlé. Elle lui en veut, se dit qu’il l’a trop touchée, qu’il a trop profité de son corps au détriment de moments plus sains…

Elle se rassure comme elle peut en se disant que leur faim de l’autre, insatiable, est une preuve irréfutable que leur couple va bien…

Puis elle regagne son appartement vide & se sent seule. Ouvre une bouteille de vin & se sent seule. Prend une douche sans parvenir à enlever de sa peau l’odeur de la sienne, & se sent seule. Se couche de bonne heure dans un grand lit froid où elle se sent seule. Ne parvient pas à s’endormir… elle se sent seule.


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